Sous le thème : École de Capoeira Berimbau de Ouro | par BDO
Mots-clefs :Article de presse, Capoeira, Tahiti, Tiki Mag
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Article publié dans Tiki Mag (semaine du 8 au 14 avril 2000) :
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Un maître de capoeira
Tahiti se met à l’heure du Brésil et découvre une pratique à la fois ancestrale et symbolique : la capoeira, cette danse des esclaves noirs déportés en Amérique du sud au XVIe siècle pour couper la canne à sucre, et qui souhaitaient entretenir un semblant de liberté en préservant leur identité africaine.
Avant de se spécialiser dans la capoeira, Mehdi, 28 ans, était un adepte des arts martiaux chinois. Et puis un beau jour le jeune homme décide de quitter Pékin et ses mystères, attiré par un drôle d’instrument à corde semblable à un arc : le berimba.
Sa passion pour la musique des esclaves noirs transportés depuis l’Afrique jusqu’aux côtes américaines va l’amener à s’intéresser successivement au chant, puis à la pratique de la discipline en elle-même; une discipline historique, dont il a choisi de faire sa profession.
« La capoeira est un jeu d’agilité où la force de la ruse et de l’esquive l’emporte sur la force physique brute. Ce n’est ni un combat ni une danse, mais bel et bien un jeu. Elle mêle un ensemble d’éléments qui ne peuvent se concevoir les uns sans les autres : rythme, chants, danses, poésie, acrobatie… le tout dans une dynamique collective : celle de la ronde, constituée d’un orchestre de capoeiristes. Ce sont eux qui donne corps au théâtre du jeu de la capoeira… »
De voyages au Brésil en retours sur Paris, le sportif est aujourd’hui installé à Tahiti où il enseigne la discipline à une trentaine d’élèves répartis pour l’instant en trois sites : Andrea School dance et envol à Papeete ainsi que Tamanu danse à Punaauia. Ses projets foisonnent, il envisage notamment d’ouvrir un cours à Mahina.
« Les Polynésiens sont extrêmement doués pour cette discipline, j’ai parfois l’impression d’être au Brésil : ici, je fais souvent en quinze minutes ce que je n’arrivais pas à faire en deux ans quand j’enseignais à Paris! Il faut dire que les gens d’ici possèdent l’esthétique des gestes de façon presque innée… Je tiens toutefois à les mettre en garde contre leur fougue : la capoeira peut être dangereuse si elle est pratiquée n’importe comment, de nombreux jeunes ont en effet été victimes d’accidents pour n’avoir voulu agir qu’à leur tête, sans encadrement… »
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Tiki Mag
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