Sous le thème : École de Capoeira Berimbau de Ouro | par BDO
Mots-clefs :Article de presse, Capoeira, Paris-Normandie, Philippe Tual, Rouen
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Article publié dans Paris-Normandie le 09 mai 2007 :
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Une mémoire captive
La dernière expédition négrière officiellement reconnue part du Havre en 1840.
Le bateau s’appelle Le Philanthrope.
La question de l’esclavage, d’abord aboli par la Convention en 1794 puis rétablie en 1802 par Bonaparte, ne sera définitivement réglée qu’en 1848 par Victor Schoelcher.
Avec Le Havre, Dieppe et Honfleur ont participé à la traite des hommes. Rouen n’est pas étrangère à l’histoire de l’esclavage. La richesse de la ville a longtemps vécu des bois de teinture venus du Brésil. Bois de teinture et bois d’ébène…
Depuis l’an passé, l’abolition de l’esclavage a été instituée commémoration nationale par Jacques Chirac. « Le jour du 10 mai a été choisi suite à la date de la loi Taubira décrétant traite et esclavage crime contre l’humanité », explique Pascal Rigaud, enseignant en sciences sociales et économique.
Avec Alex Otto de l’association Amitiés créoles et Medhi Becquet, maître de capoeira, ils sont à l’origine de la première manifestation commémorative à Rouen.
« Place de la cathédrale, à partir de 18 h, avec une quinzaine d’élèves de l’école Berimbau de Ouro, nous ferons des démonstrations de capoeira avec la musique qui l’accompagne », annonce Medhi qui souhaite que la notion d’esclavage en France ne se limite pas qu’aux seuls départements et territoires d’outre-mer. « Au Brésil, la capoeira, 2e sport national après le foot, est une tradition populaire issue de l’esclavage. »
Alex Otto approuve : « il y a un héritage culturel qui vient de l’esclavage. Une culture est née d’une contre-culture. » Musiques, danses, religions, croyances en témoignent des États-Unis aux Caraïbes.
« L’esclavage est devenu l’histoire de tous », conclut Pascal Rigaud qui regrette le manque de rendez-vous pour célébrer cet anniversaire salutaire.
Les initiatives individuelles ou associatives sont d’autant plus bienvenues.
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Philippe Tual, Paris-Normandie
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